Dents incluses : comprendre les risques à long terme
Une dent est dite « incluse » lorsqu’elle reste entièrement ou partiellement bloquée dans l’os ou sous la gencive, alors qu’elle aurait normalement dû apparaître dans la bouche. Cette situation concerne fréquemment les dents de sagesse, mais elle peut également toucher les canines ou, plus rarement, d’autres dents.
Une dent incluse ne provoque pas nécessairement de symptômes immédiats. Elle peut ainsi rester méconnue pendant plusieurs années et être découverte lors d’un examen radiographique réalisé pour une autre raison. Une surveillance reste néanmoins importante, car certaines dents incluses peuvent entraîner des complications à moyen ou long terme.
À Cagnes-sur-Mer, le Dr Lionel Selam, chirurgien-dentiste, évalue la position des dents incluses et leur environnement afin de déterminer si une simple surveillance ou une prise en charge spécifique doit être envisagée.
Pourquoi certaines dents restent-elles incluses ?
L’inclusion dentaire peut avoir plusieurs causes. La dent peut manquer de place pour évoluer correctement, être orientée dans une mauvaise direction ou rencontrer un obstacle sur son trajet. Certaines particularités anatomiques ou un décalage entre la taille des dents et celle des mâchoires peuvent également favoriser ce phénomène.
Les dents de sagesse sont particulièrement concernées, car elles apparaissent tardivement, généralement à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte. À ce moment-là, l’espace disponible au fond de la bouche peut être insuffisant. Pour mieux comprendre leur développement et les situations pouvant conduire à leur extraction, il est possible de consulter l’article consacré à l’importance des dents de sagesse et aux indications de leur retrait.
Quels sont les principaux risques à long terme ?
Une dent incluse totalement entourée d’os peut parfois rester stable et ne jamais provoquer de problème. Toutefois, certaines inclusions dentaires peuvent évoluer silencieusement.
Lorsqu’une partie de la dent communique avec la bouche, des bactéries et des résidus alimentaires peuvent s’accumuler sous la gencive. Cette situation favorise les inflammations répétées autour de la dent, appelées péricoronarites. Elles peuvent provoquer une douleur, un gonflement, une mauvaise haleine ou une difficulté à ouvrir la bouche.
Une dent incluse peut également exercer une pression sur la dent voisine. Cette proximité peut favoriser une carie difficile à détecter, une perte osseuse localisée ou, dans certains cas, une résorption de la racine de la dent adjacente. Ces atteintes peuvent progresser sans douleur et n’être découvertes que sur une radiographie.
Plus rarement, une poche contenant du liquide peut se former autour de la couronne de la dent incluse. Il s’agit d’un kyste d’origine dentaire. En augmentant progressivement de volume, celui-ci peut fragiliser l’os environnant ou déplacer les structures voisines. Ces complications restent peu fréquentes, mais elles justifient une surveillance adaptée.
Une dent incluse doit-elle toujours être retirée ?
L’extraction n’est pas systématique. La décision dépend notamment de l’âge du patient, de la position de la dent, de son accessibilité, de la présence de symptômes et des risques pour les dents voisines.
Une dent profondément incluse, stable et sans anomalie associée peut parfois être conservée sous surveillance. À l’inverse, une extraction peut être proposée en cas d’infections répétées, de carie, de lésion kystique, d’atteinte de la dent adjacente ou de difficulté prévisible pour un traitement orthodontique ou prothétique.
Le rapport entre le bénéfice attendu et les risques de l’intervention doit être étudié avec attention. Pour une dent de sagesse inférieure, par exemple, la proximité du nerf mandibulaire est évaluée avant toute décision chirurgicale.
Comment surveiller une dent incluse ?
La surveillance repose sur l’examen clinique et sur l’imagerie dentaire. Une radiographie panoramique permet généralement d’observer la position de la dent et ses rapports avec les structures voisines. Dans certaines situations, un examen en trois dimensions peut être demandé afin d’obtenir une analyse plus précise.
La fréquence des contrôles est adaptée à chaque situation. Une consultation est recommandée en cas de douleur au fond de la bouche, de gonflement, de mauvais goût persistant, de difficulté à mâcher ou à ouvrir la bouche. Les soins bucco-dentaires proposés au cabinet permettent également d’assurer un suivi régulier de l’état des dents et des gencives.
Conclusion
Une dent incluse peut rester longtemps silencieuse sans représenter un danger immédiat. Elle ne doit cependant pas être ignorée, car certaines complications peuvent se développer progressivement autour de la dent ou affecter les dents voisines.
Un examen clinique associé à une imagerie adaptée permet d’évaluer les risques et de choisir entre une surveillance régulière et une prise en charge chirurgicale. Le Dr Lionel Selam accompagne les patients à Cagnes-sur-Mer dans l’évaluation et le suivi des dents incluses.
